Anniversaires à venir : 13 juillet : My-Jo Chevalier ; 10 août : Jackie Livenais et Jean-Luc Coifard... suite au prochain numéro

dimanche 28 juin 2009

Une petite nouveauté technique

Peut-être l'avez-vous remarqué...
J'utilise désormais un procédé technique, dans le fonctionnement de notre blog, qui permet d'avoir accès à des compléments d'information, dans une note, sans avoir à quitter ladite note.
Il suffit de mettre la flèche de votre souris sur un mot souligné (en bleu) pour voir apparaître automatiquement un supplément de texte dans une fenêtre pop-up. Cette fenêtre disparaît au bout de quelques secondes, ou bien lorsque vous éloignez la flèche de la souris. Il est possible bien sûr de la faire réapparaître autant de fois que vous le souhaitez.
Voici un exemple extrait de la note de Patrick, concernant nos retrouvailles de l'automne en Bretagne : (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

vendredi 26 juin 2009

Fête des Anciens 2009 - photos d'Yves Le Bot


Yves nous transmet son album "Mongazon 2009".
Un grand merci à notre photographe attitré.

mardi 16 juin 2009

Message de Patrick : Nos retrouvailles d’octobre à Saint-Gildas-de-Rhuys

 
Saint-Gildas
Notez avant tout que la météo étant déterminante en matière de navigation, je ne peux pas me permettre de figer le programme. Je me contenterai donc de vous donner l’ensemble des activités que je prévois pour notre groupe, au choix de chacun :
- Notre rendez-vous est prévu dans l’après-midi du jeudi 8 octobre au 32, lotissement du Grand Mont à Saint-Gildas ;
- Apéritif et couscous maison à partir de 19h30.
- Activités communes jusqu’au dimanche matin.
- Prolongation possible pour ceux qui voudraient bouffer de l’écoute pendant quelques jours… 


À pied :
- découverte du sentier douanier ;
- promenade dans les entrées du Golfe du Morbihan ;
- Visite du château de Suscinio
Suscinio (photo Wikipédia)


En bateau :
- tour du golfe en vedette à touristes avec pique-nique à l’Île-aux-Moines;
- excursion à Houat ;
- pour celles et ceux qui voudraient prolonger au-delà de dimanche matin : escales à Hédic et à Belle-Île…(nous pourrions sans doute disposer de plusieurs voiliers). 
L'île-aux-Moines (photo Wikipédia)


Conditions matérielles :

Repas :
- Vendredi et samedi, nous pourrions partager un diner-buffet et un barbecue.
- Les midis : un casse-croûte sorti du sac au cours de l’activité en cours.

Coucher :
- Chacun aura un toit et un lit et pour ceux qui n’ont pas de sac de couchage des draps. 


En septembre, je me propose de répondre à vos questions ou suggestions et d’apporter les précisions nécessaires. Faites-moi connaître dès que possible si vous serez des nôtres pour que je m’organise de loin.
Bien amicalement.
Patrick

Coordonnées de Patrick :
- Rennes : 02 99 68 76 61
- Saint-Gildas : 02 97 45 21 74
- portable : 06 83 15 25 60
- mail : plenenaon@aol.com

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lundi 15 juin 2009

21 juillet 1891 : première Fête des Anciens

Je vous invite à (re)découvrir cette relation de la première Fête des Anciens à Mongazon, qui coïncidait avec la consécration de la chapelle de notre vieux collège. Nous la devons à l'abbé Hippolyte Vergondy.
Un texte d'une étonnante actualité...





Assurément, M. Louis Lefèvre, vous avez déjà bien mérité de notre jeune Association, et dès demain, à l'unanimité des suffrages, nous vous en réélirons le secrétaire... perpétuel ! Il faut l'avouer : quoique habitué à se jouer des difficultés, à s'occuper de tous les détails d'une administration compliquée, M. l'abbé Lefèvre a dû travailler ferme cette année.
Tantae molis erat...! Songez-y donc : parcourir trois fois les annales du collège depuis sa fondation en 1831 jusqu'à ce jour, vérifier les noms, trouver les adresses de tous les anciens élèves, classer quelques milliers de lettres, ce n'est pas là mince et courte besogne. Aussi, plusieurs mois durant vit-on dans la chambre de l'infatigable professeur le plus bel entassement de registres, d'imprimés et d'enveloppes que l'on puisse rêver.
Même il fallut, m'assure-t-on, que dix élèves à tour de rôle lui vinssent en aide : César, nous raconte le vieux Plutarque, avait seulement quatre secrétaires : c'est sans doute qu'il comptait moins d'amis à inviter.
Vers la fin du mois d'août 1890, nous recevions une première lettre de M. le Supérieur qui, à la distribution des prix, dans un discours sur l'amitié, ayant fait allusion à la future Association, avait été fortement encouragé par Mgr Freppel à commencer au plus tôt cette grande affaire. "Les travaux de restauration de notre chapelle sont terminés, nous écrivait-il. Monseigneur veut bien y mettre le couronnement, en la consacrant dans le courant de l'année 1891. J'ai l'intention de profiter de cette cérémonie solennelle à laquelle seront invités tous les anciens maîtres et élèves depuis 1834, pour réaliser enfin le voeu de mon vénérable prédécesseur, M. l'abbé Subileau, en établissant l'Association amicale que beaucoup réclament depuis longtemps. Afin de marquer cette double date par quelque chose de durable, je propose à tous les enfants de cette maison de s'unir pour élever dans la chapelle un autel digne du monument, de leur piété filiale et surtout de Dieu... Ce sera là, à mon avis, le meilleur trait d'union entre tant d'amis... Chacun comprendra qu'il importe avant tout de connaître à peu près la somme dont on pourra disposer. Il serait conséquemment désirable que l'on versât les souscriptions le plus tôt possible." 






Jamais Mongazon ne fit un vain appel à ses fils : que leur bourse soit grande ou petite, leur main y puise toujours. En peu de temps arrivèrent de nombreuses adhésions et des souscriptions plus nombreuses encore ; la sympathie que provoquait l'idée de cette réunion prouvait déjà combien elle était chère à tous les cœurs.
Cependant plusieurs anciens élèves, envoyant leur offrande pour l'autel, déclarèrent qu'ils hésitaient encore à faire partie de l'Association. "Quels en seraient les statuts ?" Allons, Monsieur le Secrétaire, derechef à l'œuvre ! Nunc est... scribendum !
Au mois de mai, nouvelle lettre de M. le Supérieur, accompagnée des statuts : "L'Association amicale des anciens élèves de Mongazon vient d'être approuvée... Les statuts ont été rédigés et acceptés par une commission provisoire. Comme beaucoup avaient demandé de les connaître avant de donner leur adhésion définitive, nous en envoyons un exemplaire à tous les anciens élèves dont nous avons pu trouver l'adresse... La consécration de la chapelle ne pourra être fixée que plus tard. Elle aura probablement lieu en juillet. Aussitôt que Monseigneur nous aura désigné le jour, nous le ferons connaître. À cette fête seront invités tous ceux qui auront répondu aux lettres que nous leur avons adressées. La consécration sera suivie d'un banquet auquel ils pourront prendre part."
Notre Association était donc née viable et peu à peu elle s'organisait sous l'habile direction de M. le Supérieur et de la commission provisoire. Déjà même elle avait reçu le baptême de la Loi.... Car les statuts étaient approuvés par M. le Préfet de Maine-et-Loire. Et, suprême honneur pour Mongazon, Mgr Freppel promettait de faire trêve à ses grands travaux pour présider et bénir notre première réunion.
L'efiet produit par cette lettre fut merveilleux : en quelques semaines, le nombre de souscriptions pour l'autel s'éleva à 750 ; il y eut 550 adhésions à l'Association et 460 au banquet.
Honneur à vous, M. le Secrétaire !
Mais ne l'oublions pas : dans cette commission, et aux côtés de M. Louis Lefèvre, un homme s'est rencontré, d'une pratique incroyable, jurisconsulte raffiné autant qu'habile trésorier, capable d'entreprendre beaucoup de choses et de les achever ; qui ne laissa rien à notre bourse de ce qu'il put en ôter par conseil et par prévoyance ; au reste, vigilant et prêt à tout. Oui, M. Leproust, honneur à vous aussi ; vous avez droit à notre reconnaissance, car vous avez été, comment dirai-je ? le terme suffit-il pour nommer un tel objet, la cheville ouvrière de notre Association.
Dès le 1er juillet, M. Lefèvre mettait en marche, et pour la troisième fois, les facteurs de France et de Navarre, voire même des Colonies.
Sous le même pli deux lettres ; dans la première, M. le Supérieur nous annonçait une heureuse nouvelle : Monseigneur avait fixé au mardi 21 juillet la consécration de notre chapelle. Dans la seconde, il nous donnait la liste des membres proposés pour le Comité d'Administration définitif de l'Association amicale et y ajoutait quelques conseils afin de simplifier le mode de votation.
En même temps, nous recevions un charmant programme illustré par M. l'abbé Roger, professeur de dessin à Mongazon.

Lundi 20 juillet
Soirée dramatique et musicale. Tous les anciens élèves présents à Angers sont invités à y assister. On commencera à 7 heures.

Mardi 21
8 heures. Consécration de la chapelle par Mgr Freppel.
10 heures 1/2. Grand'messe.
Midi 1/2. Banquet. Morceaux d'orchestre et de musique instrumentale. Cantate avec accompagnement d'orchestre.
Dans la soirée : Assemblée générale de l'Association amicale des anciens élèves.
Jeux divers. Feu d'artifice. Retraite aux flambeaux.

Voilà, certes, un programme séduisant et qui promet une belle fête ; elle aurait été complète si tous les enfants de Mongazon y avaient assisté. Mais, à notre grand regret, quelques-uns ne purent venir : Mgr Denéchau, évêque de Tulle, retenu dans son diocèse par des affaires urgentes ; M. Bouet, vicaire général et supérieur du grand séminaire de Reims, obligé de prendre part au synode diocésain; M. Fillion, vicaire général, d'Èvreux; M. Branchereau, supérieur du grand séminaire d'Orléans; M Jules Delahaye, député d'Indre-et-Loire ; M. l'abbé Subileau, curé de Saint-Augustin de la Nouvelle-Orléans ; et tous nos missionnaires que l'amour de Dieu a emportés si loin de Mongazon !
Nous aurions aussi été fort heureux de compter parmi nous M. le Supérieur de Combrée et M. le Supérieur de Beaupréau, qui ne purent accepter notre invitation.
Cy finit l'histoire des origines de notre Association amicale.
Il me semble entendre M. le Secrétaire et M. le Trésorier me dire : Heureuses les Associations qui n'ont pas d'histoire !
Enfin arrive le 20 juillet, le jour que nous attendions avec impatience.
À demain la grande fêle ; ce soir seulement les premières vêpres. Toutefois je vous assure qu'elles seront chantées avec entrain.
Le ciel à la vérité ne nous sourit guère : il est presque maussade. Mais il faut tout prendre du bon côté : la pluie tombée avant-hier juste à point a tempéré la chaleur des derniers jours et lavé les arbres gris de poussière, et, ce soir, d'épais nuages arrêtent les rayons du soleil. Tout est vert, tout est frais : les peupliers, le bosquet, les prairies ont un air de renouveau.  

Saluons d'abord la statue de la Sainte Vierge, oeuvre et don de M. l'abbé Choyer et que M. le Supérieur a placée au bord de la Grande Douve. - Ô Mère, vous vous tenez debout à l'entrée de Mongazon et la première vous voulez accueillir vos enfants qui arrivent. Bénissez-les donc ! Ne sont-ils pas votre héritage et celui de votre Fils ! Benedic haereditae tuae ! Ô Vierge Marie, donnez-nous un beau jour !
Hélas ! déjà tombent quelques grains de pluie. Mais nous en serons quittes pour la peur, et vos superbes décorations, MM. Préaubert, Roger et Lamprière, garderont jusqu'à demain soir leur éclat. L'ensemble est ravissant : de mémoire d'élève, jamais la grande avenue n'avait élé aussi richement ornée ; de la Douve au collège, deux rangées de mâts où flottent des oriflammes rouges, jaunes et bleues : sur le parcours, cinq arcs de triomphe en laurier : au sommet de chacun d'eux se détachent encadrés de roses les portraits au fusain de NN. SS. les évêques d'Évreux, de Tulle, d'Angers, de Belley et du R. P. Abbé de Bellefontaine. C'est vraiment une allée triomphale ; et là-bas dans le fond apparaît Mongazon entre deux bouquets d'arbres : sur la façade au-dessus des classes et des études, les enfants ont placé les portraits de leurs pères, de leurs vénérés supérieurs, MM. Mongazon, Bernier, Derice, Bompois, Priou, Subileau, Ledoyen : ainsi les anciens Romains mettaient les images de leurs parents autour de leur maison pour l'honneur et l'enseignement de la famille. Au deuxième étage resplendissent les écussons de Léon XIII, de NN. SS. les évêques et du R. P. Abbé ; et dans le campanile de l'horloge des mains hardies ont attaché des banderoles qui voltigent au vent avec un bruit joyeux. 



Ô Mongazon, cher collège, nos coeurs t'ont vite reconnu, et à ton aspect les plus doux souvenirs se réveillent en notre mémoire ! Il nous semble que nos jeunes années viennent à notre rencontre, avec nos maîtres, nos condisciples et tout ce cortège d'affections pures et vraies qui feront à jamais l'honneur et la joie de notre vie. Voici la chapelle où nous avons si souvent prié Dieu ; voici les classes, les études, les cours de récréation témoins toujours vivants de nos bonheurs passés ! Voici la Vierge du Parterre que nous avions établie notre gardienne. Posuerunt me custodem. Ô Mère, vous nous avez bien gardés !
Six heures et demie viennent de sonner. (...) Déjà, dans la cour d'honneur, grands, moyens et petits sont rangés des deux côtés du perron ; près d'eux une centaine d'anciens élèves laïques ou ecclésiastiques (...).
Tout à coup et du plus loin qu'ils les aperçoivent, les musiciens saluent Mgr l'évèque de Belley et le R. P. Abbé que tous ensuite nous acclamons par nos joyeux vivats.
Le souper qui suivit immédiatement cette réception fut très gai ; avant de quitter la table, M. le Supérieur souhaita la bienvenue à ses illustres hôtes ; et les élèves aussitôt de chanter avec entrain sur l'air traditionnel de Mongazon : Vive Louis ! Vive sa loi paternelle !
II est sept heures et, d'après le programme "Thalie, la Muse de la Comédie personnifiée par M. Goupil et ses vaillants acteurs" nous attend dans la Salle des Exercices.
La séance s'ouvre par la Marche des Étudiants. M. Vidal est là qui dirige ses jeunes musiciens avec ce goût et ce talent que nous aimons toujours à applaudir.
Puis M. A. Ménard, élève de philosophie, exprime nos sentiments de joie et de reconnaissance à Mgr l'évêque de Belley, au R. P. Abbé, à M. le Supérieur et à tous les anciens élèves dans ce compliment spirituel et délicat :
Monseigneur,
Mon très révérend Père,
Messieurs,
Les élèves de Mongazon ont pensé que, pour fêter dignement leurs aînés, la journée de demain était trop courte, et qu'il fallait commencer dès ce soir. Il convient, en effet, de faire défiler successivement sous vos yeux, autant que possible, tous les exercices et tous les divertissements disséminés dans l'année scolaire. Je dis autant que possible, car nécessairement beaucoup de petits événements qui font des années de collège ce qu'on est convenu d'appeler le plus beau temps de la vie, ne peuvent être renouvelés en ce jour. Ainsi ni ce soir, ni même demain, Messieurs, vous n'aurez d'étude pour faire une version grecque, ou aligner des vers latins, au risque d'encourir 25 Boileau par faute de quantité ; demain pas de promenade à Rivette ni sur les carrières, ou si vous faites ces promenades, ce ne sera qu'en imagination ; pas de classe, pas de pensum, et permission de causer à tous les repas. Une journée de collège sans classe, sans élude, sans pensum ! Voilà ce qu'on ose à peine rêver ! Que ferons-nous donc ?
D'abord ce soir nous sommes au mardi gras, et, selon la coutume, les élèves jouent la comédie ; la matinée de demain ravivera les souvenirs de Pâques ou même de Noël, si la température le permet : il y aura grand'messe, très solennelle, comme ces jours-là.  La grand'messe ne sera chantée qu'après la consécration de la chapelle et du bel autel qui vient d'être élevé sur les plans de M. Beignet, grâce à la générosité des anciens élèves.  Ceux qui seraient impatients sont avertis dès ce soir que la cérémonie est longue. Mais il faut bien donner le temps de se reconnaître, de se serrer la main, de se promener dans la cour d'honneur en devisant du joyeux
passé et d'exciter un peu l'appétit, excellente préparation au banquet. À partir de une heure, les exercices rappelleront les fêles des Supérieurs : d'abord un banquet, tel que les économes les aiment peu, réunira dans une douce allégresse tous les enfants de Mongazon qui ont pu quitter leurs affaires ; il sera égayé de musique et de chants qui égaleront, s'ils ne les surpassent, ceux des Herbault et des Bonafoux ; on pourra rire et toaster tout à l'aise, puis on donnera sur la prairie le spectacle nouveau de courses à pied, en poche, et d'autres jeux divers (comme on ne manque jamais de dire dans l'annonce de la fête). Le soir venu, on dansera : jeunes el vieux, la main dans la main, danseront les rondes fantastiques autour des feux de joie, que tous ici connaissent, rondes dans lesquelles si peu d'alouelles et tant de pantalons ont été rôtis.
(...) Messieurs, demain Mongazon est tout à vous : à vous les études, les classes, et surtout la chapelle : vous y ranimerez maint souvenir à demi-éteint dans les cendres du passé ; pendant quelques heures, redevenus écoliers, vous verrez refleurir les jours bénis de votre enfance et de votre jeunesse.
Demain se consolidera l'union entre les aînés et les jeunes : ce que vous êtes, nous le serons si Dieu nous prête vie ; nous travaillerons à nous rendre dignes de la belle famille à laquelle nous appartenons. Quel que soit l'âge, aujourd'hui nous ne sommes tous que des enfants de Mongazon : enfants de dix ans, qui déclinons rosa et Dominus ; enfants de dix-huit ans, fiers de leur naissante moustache, non moins que de leurs premiers succès au baccalauréat ; enfants à barbe grise ; enfants dont quelques-uns sont déjà grands-pères, ne sommes-nous pas vraiment un peuple de frères ? N'avons-nous pas la même affection pour Mongazon, ne chantons-nous pas le même refrain : Vive Urbain, (...) dans tous les cœurs !
En terminant, au nom des anciens élèves, je ferai à Monsieur le Supérieur un léger reproche : c'est d'avoir transformé notre collège. Qu'avez-vous fait, Monsieur le Supérieur, des murs de celle salle, de nos classes, des carreaux de nos dortoirs, de nos cloîtres ? Ces murs savaient tant de bonnes histoires ; quelques-uns même, paraît-il, en portaient les traces ; ce qui vous excuse, Monsieur le Supérieur, c'est que, dans cette œuvre si heureuse, vous n'avez épargné ni votre peine, ni votre bourse. Au nom, à la fois, des aînés et des jeunes élèves, je veux vous remercier aussi, Monsieur le Supérieur, d'avoir, par votre entreprenante activité, enfin réalisé le projet si longtemps caressé, si longtemps ajourné, de réunir dans une vaste association tous les frères de la grande famille. Vous avez réussi au-delà de toute espérance : puisse la fêle d'aujourd'hui qui, grâce à tous, s'annonce si belle et si touchante, n'être que la première d'une série sans fin ! Puisse Mongazon et l'association de ses anciens élèves vivre longtemps, vivre toujours !

Source : Gallica

"Le plus beau congé de l'année"

"Le plus beau congé de l'année était celui que M. Mongazon nous donnait à l'occasion de sa fête, qui tombait le 25 mai. C'était ce que nous appelions un congé absolu, c'est-à-dire sans classes ni études quelconques. La fête elle-même, malgré notre amour pour les congés, nous était encore plus agréable par la douce cordialité qui en marquait le caractère, et par la joie franche qu'elle nous inspirait. La manifestation de nos sentiments n'avait rien de bien brillant ni de bien recherché : quelques compliments, tant en vers qu'en prose, tant en français qu'en latin, tout au plus une pastorale allégorique, en faisaient tout l'apprêt ; c'était, de tradition, la charge, ou plutôt le privilège des rhétoriciens ; un élève d'une autre classe n'était point admis, sans leur permission, à faire l'hommage d'une pièce de sa composition ; seulement, le premier et le second de chaque classe venaient, en présence de tout le collège [de Beaupréau] rassemblé, embrasser M. Mongazon. Mais tous les cœurs battaient à l'unisson, tous les fronts étaient rayonnants, la joie pétillait dans tous les yeux, toutes les bouches répétaient avec ensemble et avec un incroyable entrain, sur l'air de Triomphez, bel Alcyndor (*):
Vive Urbain dans tous les cœurs,
Vive sa loi paternelle !
Que son joug a de douceurs !
Que ses attraits sont vainqueurs !
Jamais couplet de circonstance n'eut un succès aussi complet, ni aussi durable. Encore aujourd'hui, quatorze ans après la mort de M. Mongazon, les élèves du petit séminaire d'Angers le chantent le 25 mai, comme faisaient leurs devanciers. Mais il nous est impossible, malgré toutes nos recherches , de dire à quelle époque et par qui cet heureux couplet a été composé. Il remonte, évidemment, à la première ou à la seconde année de la restauration du collège, puisque nous n'avons pas rencontré un seul des anciens élèves qui ne l'ait chanté lui-même, à pleine voix, à plein cœur, et qui ne l'ait ineffaçablement gravé dans sa mémoire."

Extrait de la Notice historique sur le collège de Beaupréau et sur M. Urbain Loir-Mongazon, par H. Bernier, chanoine d'Angers, librairie de Cosnier et Lachèse, 1854, pp. 107-108

(*) Je n'ai pas encore réussi à identifier cette référence musicale. Mes recherches n'ont débouché que sur une chanson paillarde pas piquée des hannetons, que la plus élémentaire décence - notamment dans un tel contexte - m'interdit de reproduire ici. Je fais donc appel aux musicologues qui prendraient connaissance de cette note pour m'aider dans ma recherche. Merci par avance. Marc

dimanche 14 juin 2009

Mongazon en chantier

Pour ceux d'entre nous dont la dernière visite à Mongazon remontait à la Fête des Anciens de 2008, et quand bien même étions-nous déjà avertis, la surprise a été de taille en ce 13 juin 2009 : nous y avons été accueillis par... une grue géante qui domine de toute son arrogance technique l'entrée principale de notre bon vieux collège.
D'importants travaux de modernisation du site ont en effet été entrepris pour équiper le Mongazon new look de locaux administratifs répondant aux exigences d'un établissement moderne qui accueille actuellement quelque 2000 élèves et 150 professeurs.
En résumé : les deux petits pavillons encadrant la grille de l'entrée principale, qui étaient affectés, lors de nos années mongazonnaises, à l'accueil (porterie et parloirs), vont disparaître pour faire place à un complexe administratif de R+2, ainsi décrit par Henri-Jean Dupé dans son Histoire de Mongazon :" L'édifice s'étendra sur une superficie au sol d'environ 650 mètres carrés : il s'élèvera d'un rez-de-chaussée de même importance, surmonté d'un étage partiel de 190 mètres carrés. La façade légèrement incurvée sera entièrement vitrée et ouvrira sur un hall d'exposition élevé jusqu'au sommet du second niveau. La couverture sera de matériaux discrets de manière à dégager la perspective de l'ancien Mongazon. Cet ensemble occupera le centre de l'actuelle cour d'honneur : il s'établira à dix mètres des constructions primitives." (p. 215)
Dans son édito du récent Bulletin des Anciens, Jack Achard précise :"Ultérieurement, des aménagements au niveau de l'allée centrale et des espaces verts alentour seront réalisés afin d'améliorer les conditions de circulation et de stationnement, aujourd'hui très difficiles, et viseront à fondre la perspective des anciens et du nouveau bâtiments. Les architectes ont prévu de conserver les deux piliers qui soutiennent le portail d'entrée en les transposant à quelque distance dans l'allée centrale."

 
Le Mongazon que l'on ne reverra plus

samedi 13 juin 2009

La fête fut belle

Comment échapper à la fois aux plates banalités et à l'emphase du sentiment, aussi réel qu'il puisse être ?
Au terme de nos nouvelles retrouvailles à l'occasion de la Fête des Anciens, je ne peux qu'enregistrer et souligner le fort lien d'amitié qui nous rassemble et qui, j'en suis persuadé, se renforce au gré de nos rencontres. Je le vis en tout cas comme tel. Sans empiéter sur nos sphères relationnelles personnelles, nourries des situations, rencontres et aléas de la vie, nos communes années mongazonnaises ont tissé entre nous un trait d'union qui n'a rien d'une unité factice et qui, j'en suis persuadé, est devenu indissoluble.
Comment dire ? Nous sommes redevables, les uns à l'égard des autres, de quelques années parmi les plus importantes de notre jeunesse. Cette richesse, rien ne pourra nous empêcher d'y croire et de la cultiver.

Que retenir de cette Fête des Anciens ?
Chacun de nous aura sa propre appréciation. Je me permets néanmoins de mémoriser ici même quelques temps forts et impressions partagées, je le sais, par nous tous :

- la veille au soir : un "dîner parfait" (rien à voir avec l'émission de télé !), précédé par un détour "apéritif" dont nos amis Jackie et Yannick ont le secret. Le merci est ici un mot trop faible...
- la joie évidente de notre exilé mauritien de se retrouver parmi nous ;
- l'absence regrettée de celles et ceux qui, pour diverses raisons, n'ont pu s'associer à notre fête (nous n'en avons pas moins pensé à eux !) ;
- une atmosphère, au cours de l'assemblée générale et des diverses interventions ou communications, qui semble commencer à échapper au carcan des formalismes par trop réducteurs ;
- l'originalité (quelque peu inspirée, il est vrai, de ce que les 124 ont inventé lors de leur jubilé) et la fraîcheur des propos lors de l'intervention des 126 en fin de déjeuner ;
- une assistance qui rétrécit très sensiblement et où les jeunes générations d'"Anciens" sont plus que faiblement représentées ;
- le chantier du renouveau architectural sur la façade principale de notre ancien collège était annoncé, certes, et se révèle sans nul doute nécessaire, mais il n'en représente pas moins une "surprise" quelque peu déroutante.
J'ai relevé enfin la brève allusion du président en exercice de notre Association, en forme d'appel aux compétences et aux bonnes volontés susceptibles de venir étoffer les rangs du conseil d'administration. Le cours 124 a pris bonne note...
 
  
Quelques représentantes des jeunes générations d'"Anciens"



Assemblée générale
 

N'oubliez pas de cliquer ci-dessous sur "commentaires"

mercredi 20 mai 2009

Soirée du 12 juin 2009

Jackie Livenais nous donne les informations suivantes :

Comme promis à Jacques, voici le menu du repas prévu pour le soir du 12 juin :
       - Melon, Jambon de Parme
        - Lotte sauce américaine
       - Fromage
        - Charlotte au chocolat
 
Si toutefois cela ne convenait pas, il faudrait nous le faire savoir au plus tard début juin. 

Rendez vous est donc pris à la maison à partir de 18 h 30.
Rappel de notre adresse  :  
- venant d'Angers, direction Rennes/Laval  ;
- à peu près à 16 Km d'Angers, prendre la direction La Membrolle-sur-Longuenée
- il faut rentrer dans le bourg , le traverser 
- sur la droite l'église 
- un peu plus bas sur la gauche, prendre  la direction de Brain-sur-Longuenée (un café à l'angle) - à partir de là, il faut faire 1 km 500 
- sur la gauche : deux grands arbres, un portail bleu 
 
"Impossible de se tromper !" ajoute Jackie. Puis :" De toute façon, Yannick mettra un  panneau."
 
Un très amical MERCI à Jackie et Yannick.

dimanche 17 mai 2009

Retour au pays

 
Pierre-René Guichoux est momentanément de retour en Anjou.
Il sera des nôtres pour la fête des Anciens : dîner du vendredi soir et festivités du lendemain.
Voici ses coordonnées "angevines" : chez son frère, à Mozé-sur-Louet  (tél. 02 41 44 13 53)
Pierre-René peut également être joint sur Skype.

vendredi 15 mai 2009

Vue aérienne

Je suppose que vous utilisez Google Earth (c'est gratuit et facile à installer sur votre ordinateur).
Voici une vue de Mongazon que je n'avais pas encore cherchée.
Il faut bien sûr cliquer sur la photo pour l'agrandir.

jeudi 7 mai 2009

Le point sur notre rencontre du vendredi 12 juin 2009

Voici les dernières nouvelles : Jackie et Yannick Livenais nous invitent chez eux pour un rassemblement "apéritif" à 18h30.
Adresse : Les Poiriers - 49770 La Membrolle-sur-Longuenée (tél. 02 41 32 67 50).
Nos "hôtes" nous conduiront ensuite vers le restaurant où le dîner est prévu à 20h00.

Jackie et Yannick nous préciseront très prochainement :
- l'itinéraire pour rejoindre leur maison ;
- le menu du dîner.

À ce jour (jeudi 7 mai), ont fait part de leur présence au dîner :

- Chantal et Claude Baron
- Marie et Marc Chartier
- (Michelle ?) et Jean-Luc Coifard
- Maurice Dohin
- Pierre-René Guichoux
- Brigitte et Yves Le Bot
- Jeanine et Patrick Le Nénaon
- Jackie et Yannick Livenais
- Colette et Jacques Pananceau
- Henri Poirrier
- Daniel Richard

Au cas où certaines réponses seraient encore en instance, prière de prévenir dans les meilleurs délais Jacques Pananceau :
tél. 05 45 97 03 71 

mercredi 6 mai 2009

Fête des Anciens : samedi 13 juin 2009

Programme de la journée :

  9h00 
accueil dans le cloître
(en raison des travaux dans la cour extérieure, accès au cloître par la cour des grands)

10h00 
Messe dans la chapelle (nouveau Monument Historique),
présidée par Mgr Gérard  Defois, cours 117, archevêque émérite de Lille,
entouré des prêtres des cours 126, 116 et autres

11h15
Assemblée générale de l'association (amphi René Bazin)
             Présentation du livre Histoire de Mongazon, 1833-2008, par Henri-Jean Dupé, son auteur, cours 111
             Hommage à Jean Foyer, de l'Institut, par Mgr Gérard Defois et le Dr Philippe Rocquet, cours 126
             Jubilé du cours 126 : présentation des amis du cours
             Jubilé du cours 116 : montage audiio-visuel

13h00
Rassemblement autour de la statue de la Vierge, dans la cour intérieure
   Apéritif

14h00
Déjeuner au réfectoire
             Toast traditionnel par le cours 126
             "Vive Urbain dans tous les cœurs"
             La parole aux délégués des cours 127 et 117, jubilaires en 2010

17h00
Visite du collège et des lycées du Mongazon d'aujourd'hui
             Visite du musée des Anciens, avec Henri-Jean Dupé, conservateur

18h00 
Promenade dans le bosquet

Nous recevrons tous prochainement le bulletin-réponse, à retourner avant le 30 mai 2009.
Le livre Histoire de Mongazon, 1833-2008 sera proposé aux anciens élèves lors de la Fête des Anciens. Prix de lancement : 15 euros.

mercredi 29 avril 2009

Nos retrouvailles de printemps (2009)

 
Conformément à notre bien sympathique tradition,
nous pourrons nous retrouver la veille de la Fête des Anciens, 
à La Membrolle-sur-Longuenée 

le vendredi 12 juin 2009, à 20 h 00
pour un dîner convivial.
Prix du repas : 20 euros par personne, vins compris.

L'adresse du restaurant et le menu
seront communiqués très prochainement
par Jackie et Yannick Livenais
et feront l'objet d'une nouvelle information sur ce blog.

Pour que l'"intendance" suive,
prière d'informer Jacques dans les meilleurs délais
sur votre décision de participer ou non à ce repas.
tél. 05 45 97 03 71

dimanche 5 avril 2009

"Le roi René, au-delà d'une légende"

Jusqu'au 12 juillet 2009, le Conseil général de Maine-et-Loire présente à la collégiale Saint-Martin à Angers une exposition exceptionnelle sous le titre "Le roi René, au-delà d'une légende".
La scénographie présente de manière chronologique les lieux et les expressions artistiques qui ont contribué à célébrer sa légende. En effet, ce n'est qu'après sa mort, principalement au 19ème siècle, que le mythe du bon roi René se construit et se popularise.
Les services scientifiques du Conseil général ont déployé de gros efforts pour rassembler nombre de pièces rares, permettant de présenter tous les aspects de la vie du roi René. En tout, une centaine d'objets sont à découvrir, servis par une mise en scène particulièrement originale. A noter également qu'un film sur la vie du roi René, ainsi qu'une bande sonore proposant des textes et des musiques, sont à la disposition du visiteur.
(Source : Conseil général du Maine-et-Loire)
Pour en savoir plus : cliquer ICI



envoyé par patrimoine-en-blog

lundi 30 mars 2009

Message de Jacques aux 124

Illustration extraite de www.louprada.com

Chers amis,

Vous n'avez pas été très nombreux à réagir à mon message publié sur notre blog, le 7 mars dernier. C'est vrai : il n'y a pas le feu !
Toutefois, quelques idées m'ont été soumises pour le repas amical précédant la Fête des Anciens.
Pourquoi pas un midi et non la veille au soir ?
Et puisque nous serons à la veille de l'été, pourquoi pas un pique-nique ?

Autant de bonnes idées auxquelles il serait facile de se rallier.
Au nom de ceux qui se déplacent d'horizons assez lointains, je me permets de suggérer le vendredi midi 12 juin, dans un lieu à déterminer, peut-être chez l'un d'entre nous en Anjou, sur l'herbe.

Pour le pique-nique, deux formules ou propositions :
 1 -  chacun ou chaque couple apporte son propre panier-repas (complet) ;
 2 -  un pique-nique "communautaire", autrement dit avec mise en commun des "participations" variées des uns et des autres.

Pour des raisons d'organisation (même s'il n'y a toujours pas le feu au lac!), il est souhaitable, voire fortement recommandé, que vous m'informiez très rapidement sur la formule qui a votre préférence (tél. 05.45. 97.03.71 / 06.85.91.24.36 - j.pananceau@wanadoo.fr)

Si vous optez pour la deuxième formule, un questionnaire vous sera rapidement soumis par Internet pour la coordination des "participations", éventuellement pour la distribution des rôles pour les achats (qui feraient l'objet d'un montant global réparti entre tous).

Dans l'attente de votre réponse, par téléphone, courrier ou mail,

Je vous redis mon amitié.
Jacques

lundi 16 mars 2009

Angers : découverte de sarcophages d'époque mérovingienne


Ouverture du sarcophage 16, dit "de saint Maurille".
Cliché Elodie Cabot (INRAP)


Place du Ralliement, à Angers, sont actuellement en cours des travaux préalables à la construction d'une ligne de tramway, prévue pour 2010.Ces travaux ont été à l'origine de la découverte de 25 sarcophages qui dateraient de l'époque mérovingienne, découverte qui n'a pas surpris les archéologues dans la mesure où la création de la place du Ralliement, lors de la Révolution française, avait eu pour conséquence la démolition des églises Saint-Pierre, Saint-Maurice et Saint-Mainbœuf, édifiées en partie sur d'anciennes basiliques funéraires, pour abriter notamment les dépouilles des premiers évêques d'Angers. 
Concernant cette découverte, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) précise :
"Un sarcophage (n° 16) est pourvu de décorations angulaires aux quatre coins de son couvercle. Présenté par la coutume angevine comme étant celui de l'évêque saint Maurille, il renferme les restes osseux, complets et en connexion, d'un jeune adulte. On sait par les textes que les ossements de l'évêque ont été déplacés dès le viie siècle et que des reliques en ont été prélevées, il ne peut donc s'agir de sa dépouille. Compte tenu de la position et de la taille (72 x 210 cm) du sarcophage, on peut supposer que l'inhumé appartenait à l'élite urbaine. La réputation de saint Maurille, quatrième évêque d'Angers, peut expliquer la forte proportion d'enfants, surtout en bas âge, dans les tombes. L'évêque Maurille s'était particulièrement illustré en ressuscitant un enfant de sept ans, mort dans son église avant de recevoir la confirmation. L'enfant, dès lors nommé René (littéralement « celui qui naît une deuxième fois »), prendra sa succession et deviendra l'évêque René. Très longtemps après ce miracle, les fidèles apaisaient la douleur d'avoir perdu un enfant en le faisant enterrer dans ce cimetière, sous la protection de l'évêque éponyme.
L'endroit même de la découverte remet en cause les hypothèses formées jusqu'alors sur la situation et les dimensions de Saint-Maurille. Actuellement, bien que l'analyse des restes osseux humains soit encore en cours, les premiers résultats concernant les tombes individuelles tendent à faire apparaître de possibles regroupements familiaux par secteurs, perceptibles surtout chez les adultes. Il semble d'autre part que certaines inhumations puissent être antérieures à la première église, construite au ve siècle sous l'épiscopat de Maurille. La vocation religieuse de cette partie de la ville, véritable carrefour d'églises, s'appuierait-elle sur une tradition funéraire de la fin de l'Antiquité classique ? La suite des recherches archéologiques devraient permettre de comprendre pourquoi tant de basiliques ont été construites en cet endroit."

Voir une vidéo sur ces fouilles archéologiques : cliquer ICI

(Sans) commentaires !


Il semblerait qu'après deux bonnes années de vie de notre blog, l'ajout de commentaires présente encore quelque difficulté à tel ou tel. Sachez que je ne m'en prends qu'à moi-même, mes explications techniques n'ayant sans doute pas été suffisamment explicites !
Pour tenter d'apporter une solution à cette situation insupportable, à la limite du cauchemardesque, je vous propose une petite vidéo. Elle vous permettra, je l'espère, d'intervenir ensuite comme bon vous semble sur ce blog qui est d'abord le vôtre.
Une fois que vous serez au point techniquement, utilisez ce "droit d'intervention" au gré de vos souhaits et de vos attentes.
Et pourquoi ne pas vous exercer en commentant... cette note et la vidéo qu'elle propose ?
Merci par avance.
Marc
Cliquez ICI,
puis sur la flèche qui apparaîtra sur la nouvelle page au centre de l'écran... 
et n'oubliez pas de mettre le son !  
Après quelques secondes de patience (écran blanc... pas de panique !), la vidéo démarrera automatiquement.

samedi 7 mars 2009

Un message de Jacques :"124, debout la Classe !"

Très chers amis,

Non ! 2009 ne passera pas sans de très joyeux moments passés ensemble !
C'est vrai, ce sera difficile d'atteindre le niveau de 2007, avec le Jubilé et toutes nos réunions de préparation, ou encore de 2008 avec cette très belle et si chaleureuse manifestation du Lion-d'Angers organisée par Jackie et Yannick.
 
La barre est haute. Nous allons tenter de la franchir. Pour l'instant, je vous propose une première réunion conviviale autour d'un dîner, la veille de la fête des Anciens, soit le vendredi 12 juin au soir, dans un lieu qui reste à fixer et compte tenu du fait que le coût pour chacun devra être raisonnable afin que nous soyons très nombreux à participer à cette rencontre.
 


À réception et à la lecture de cette information-proposition, veuillez m'adresser par mail votre réponse, avec vos commentaires si vous le jugez bon.  

 En ce qui me concerne, je serai heureux de vous retrouver.
Amitiés.

Jacques.




N'oubliez pas de consulter régulièrement le blog Mongazon 124 et n'hésitez pas à vous en servir. Il est notre lien.
Illustration extraite de www.athletesmondiaux.com

mardi 3 mars 2009

Actualité du château d'Angers : les suites de l'incendie et les festivités en l'honneur du roi René

lundi 2 mars 2009

Le roi René à l’honneur en Anjou


Tout au long de l’année 2009, l’Anjou célèbre les 600 ans de la naissance du roi René, une occasion de (re)découvrir plus de 10 sites angevins qui proposeront de nombreuses manifestations intégrant les multiples facettes de ce personnage singulier et contrasté.
Fils cadet de Louis II d’Anjou et de Yolande d’Aragon, le roi René naît en 1409 au château d’Angers. Devenu duc de Bar, il épouse en 1420 Isabelle de Lorraine. En 1434, à la mort de Louis III, son frère aîné, il hérite des titres de duc d’Anjou, de comte du Maine et de comte de Provence et l’année suivante, à la mort de Jeanne II, du titre de roi de Naples, Sicile et Jérusalem. Captif du duc de Bourgogne, il ne parviendra à se rendre en Italie qu’en 1438 et perdra définitivement le royaume de Naples en 1442. Il participe à la guerre de Cent ans aux côtés de Charles VII et y rencontre Jeanne d’Arc.
Le roi René est le père de Marguerite qui, épousant Henry VI, deviendra reine d’Angleterre.
Veuf d’Isabelle en 1453, il épouse l’année suivante Jeanne de Laval. En 1471, alors que se dégradent ses relations avec son neveu, Louis XI, roi de France, il quitte définitivement l’Anjou pour la Provence où il meurt en 1480. La mémoire de ce souverain apparaît dès le XVIe siècle et s’amplifie au XIXe siècle.
Partageant son temps entre la Provence, dont il est le comte, et l’Anjou, il apparaît comme un grand prince, amateur de tournois, mécène, écrivain-poète, ouvert au monde et aux sciences nouvelles. Il présente par rapport à son époque une image très contrastée. Il incarne la culture polyglotte de ces grands princes laïcs du XVe siècle qui, par le biais des voyages et des livres, s’ouvrent à une connaissance du monde plus scientifique, plus géographique. Il est fasciné par l’Italie où déjà se manifestent les prémices de la Renaissance. Dans le même temps, les aléas de la vie et ses attirances intellectuelles le conduisent à prendre des distances avec les codes aristocratiques. Il fuit la vie réelle dans un tourbillon de spectacles oniriques ou exotiques puis, à la fin de sa vie, se consacre à des méditations poétiques ou mystiques. Le roi René incarne une sorte de pont entre la mélancolie propre à "l’automne du Moyen Âge" et un intellectualisme solitaire qui préfigure la Renaissance.
Duc d’Anjou de 1434 jusqu’à sa mort en 1480, le roi René a toujours témoigné de son attachement à sa province natale, où il a séjourné de façon répétée, non seulement dans son château d’Angers, tête de son duché, mais aussi dans de nombreuses résidences de plaisance auxquelles il a voué un intérêt réel.
Le Centre des monuments nationaux, au château d’Angers, et plusieurs sites attachés à la mémoire du roi René se sont rapprochés pour élaborer un projet patrimonial et culturel qui se déroulera tout au long de l’année 2009. Il s’agit des châteaux de Baugé, Montriou (Feneu),
Chanzeaux, Saumur, du manoir de Launay (Villebernier) auxquels se sont joints le Conseil général du Maine-et-Loire, les villes d’Angers, de Saumur et des Ponts-de-Cé.
Du 21 mars au 12 juillet 2009, sera présentée à la Collégiale Saint-Martin  (Angers) une exposition consacrée au roi René, évoquant les traits marquants de la personnalité de ce souverain hors du commun autour duquel s’est forgée la légende du "bon roi René".
Le parcours de l’exposition est conçu comme un cheminement progressif avec le support de différentes expressions artistiques (peinture, vitrail, gravure, sculpture, tapisserie...). La devise du roi René, "D’ardent Désir", sera le fil rouge de l’exposition. De nombreux événements sont également proposés à cette occasion : concerts, médiations pédagogiques, animations tout public…
Au cours de l’été 2009, une opération fédérative à l’initiative du Centre des monuments nationaux présentera un portrait en mosaïque du roi René. Chaque site participant illustrera l’une des facettes du roi René : au manoir de Launay à Villebernier, les tournois et l’oeuvre théorique sur la chevalerie ; à Saumur, l’architecture, les femmes de l'entourage du roi et la bonne chère ; au château de Montriou à Feneu, château de l’illustre famille de Beauvau, l’amour des jardins et l’art religieux ; au château d’Angers, l’architecture, la vie de cour et les arts chevaleresques ; à la collégiale Saint-Martin d’Angers et au château de Chanzeaux le rayonnement de la légende du roi René ; aux Ponts-de-Cé, les tournois et la fête populaire ; au château de Baugé, la chasse ; à Angers, des croisières et une exposition patrimoniale.