mercredi 13 octobre 2010

Un tiens "VAUX" mieux que deux tu l'auras !

Un précédent message sur ce blog a présenté une sélection de photos sur le week-end prolongé, proposé aux "124" par Colette et Jacques. (lisez au passage le commentaire de Pierre-René)
En voici le compte rendu, sur un ton alerte et humoristique, que nous devons à notre "chevalier de la plume", notre ami Pierre.
Qu'il soit remercié pour cette collecte de souvenirs que revivront avec intensité les "participants", et auxquels pourront s'associer ceux, plus ou moins lointains, qui n'étaient pas du voyage.



Il y eut celui-là, qui voulait “voir Venise et...mourir”.
Et s'en revenait plus curieux et avide de rencontres
De partages et de découvertes nouvelles.
Nous sommes allés, nous, hardiment à la rencontre
Du pays charentais, et nos cœurs en sont revenus
Plus ouverts, plus intrépides et confiants.
Et point question de “mourir” au sein de notre confrérie !

Quel accueil, mes amis !
Jacques et Colette,
(Colette et Jacques, pour respecter les convenances)
Avaient ouvert les portes de leur généreuse maison,
Et mobilisé les ressources de la famille pour nous loger tous.
Et, alors que cette ouverture magnifiait les ressources
Du partage et de la générosité, peu s'en  fallut,
Qu'elle ne devint guerre fratricide.
Ne restait qu'une lancinante interrogation formulée par Jean-Luc :
“Comment les heureux bénéficiaires du lit à baldaquin
Ont-ils été choisis ?”
Circulez, collectionneurs de scandales,
La guerre des frères n'eut pas lieu.
La vie était ailleurs, jaillissante, sous la férule de nos hôtes.
Les trois jours nous semblèrent une seule création.
Le mérite en revient-il aux différents GPS,
(Grandioses Parcours Sacrifiés).
Arrivèrent en tête Pierre et My-Jo, puis Jean-Luc, Claude et Chantal.
Dans la foulée, Yannick et Jackie et, bons derniers, Patrick et Jeanine.
“Sur ce coup-là, j'ai m ...! reconnut Patrick.”  Fin de citation.
Un premier contact avec le bord de mer, soleil couchant,
Et Jacques mettait en place la “terrée”.
Plus que des mots, qui ne sauraient dire,
Les photos vous révéleront le charme et dépaysement
De cette recette de moules-frites. Étonnants brûlots dans la nuit.
Car, déjà, c'était le soir.
Il annonçait d'heureux matins.
Vint le matin.
Temps d'une première journée découverte.
Mortagne-sur-Gironde. Du belvédère, nous découvrons la profondeur
De l'estuaire, puis descendons sur le port. Les signes d'une activité,
Importante jadis, demeurent : grand commerce de vins, d'alcools...

Tout le monde en voiture ! Direction St-Oizant-du-Gua. Pittoresque
Petit port. Point de dockers. Mais quelle activité des canards sauvages !
Le convoi se reforme (trois voitures). Noms enchanteurs :
St-Thomas-de-Conac, St-Sorlin-de-Conac, St-Bonnet-sur-Gironde.
Hauts lieux de pêcheries. Carrelets massacrés par la tempête ou déjà restaurés.


Enfin l'arrêt tant souhaité : pique-nique en Vitrezay.
Vrai : Un casse-croûte au rillettes du Mans. Un autre au fromage
Aux relents plus violents que les senteurs d'iode et de goémons réunies.
Une rasade de bière. Quelle merveille !
Un pas sur la digue pour les plus téméraires : regardez-les et admirez !
Mais ne vous laissez pas abuser : c'est bien le vent qui les fait chalouper !
Comme il emporte facilement les vêtements mal “capelés”.
Qu'on se le dise. N'est-ce pas Jackie !
Pour tous, spectacle du renversement de marée : jeu des couleurs,
Des formes, des sons. Goélands, mouettes rieuses ou pillardes.

Cap au Nord-Ouest. À travers les étiers, avec brio, Jacques nous guide.
“Faut connaître !” Y'a pas de doute.
Talmont : village classé. Austérité de l'église sur son promontoire.
Vieux cimetière, maisons assemblées pour ne former qu'un seul corps
Face aux vents du large. Boutiques colorées d'artisans ingénieux.
Quelques kilomètres encore et nous voici à Mescher-sur-Gironde.
Et dans ce cadre insolite de maisons troglodytes logées dans la falaise,
Les vieux démons réapparaissent : Claude se voit proposer l'achat
D'une nouvelle demeure : vue imprenable, spectacle permanent,
Possibilité de pêche au carrelet. Voilà que l' acquisition de la maison
De St-Gildas pourrait se voir remise en question. Business...bizness !

C'est déjà le soir.
Retour à Vaux par les plages de St-Georges et de Royan.
Dîner. Quelques chansons. Et la raison nous fait nous séparer.


Vint le nouveau matin. Lourd programme.
Plein nord. Première halte, face à la citadelle d'Oléron.
Port ostréiculture. Entrechoquement des plates disparates.
Chatoiement des cabanes d'ostréiculteurs. Art de la récupération des
Fonds de pots de peinture.
Voici l'heure du choix des huîtres. Débat sur la taille.
“Il nous faut du deux ! Laissons Pierre avec ses ‘4’, de vrais
Bigorneaux !” dixit Patrick et re-dixit Yannick. (Fin de citation)
Halte sur le port de Boyard Ville, lieu d'hébergement de ceux
Qui construisirent le Fort Boyard au large.
Nouveau pique-nique dans la forêt des Saumonards :
Huîtres et champagne, excusez du peu ! ‘4’ ou ‘2’, excellentes !

Pour digestif : quelques pas sur la plage où les chars à voile
Rivalisent d'adresse et d'audace. Patrick n'aura pris place dans l'un
D'entre eux que le temps d’une photo. “Que c'est bas !”

Heureuse pose café à La Cotinière,
Principal port de pêche de la région.
Et nous voici à La Tremblade. Grosse activité ostréicole.
Coup d'œil et photo de l'enfilade des deux ponts. Merci, Mr le guide !

Nous  sommes, en quelques tours de roues, à Mornac-sur-Seudre.
Enchantement. Un des “beaux” villages de France.  Sur le port,
Derniers moments de la fête de la Poterie. Originalité des formes, des couleurs.
Surprenant phare sur le modèle de celui d'Alexandrie : un feu de bois levé
Pour guider les derniers pêcheurs dans la nuit ou le brouillard.
Et puis cette petite église  fortifiée.
Mélodies qui  remplissent l'espace de la nef étroite et dépouillée.
Pénombre si propice aux souvenirs, à la communion.
“Ecce quam bonum et quam jucundum
Habitare fratres in unum.”
Merci au silence de nous permettre de tant échanger.


Déjà c'était le soir.
Retour à la maison. Apéritif. Claude, nous aurons “éclusé” sans honte ni gène,
Le champagne que tu avais offert. Merci à toi et à nos hôtes.

Et vint le matin.
Avant notre dispersion, Jacques avait tenu à nous rassembler encore.
Plage du Platin, commune de St-Palais-sur-Mer.
Surprenant pont du diable.
Apéritif “sportif”, quelques pas sur le sentier des douaniers.
Vent et air du large. Somptueuses villas en promontoire.
(Non, Claude, elles ne sont pas à vendre ! )
Voici La Palmyre et ses flamands roses.
Nous délaissons la “foule” pour rejoindre
La Pointe et le phare de La Coubre.

Dernier pique-nique. L'heure est grave, cela se sent.
“Faut partir, on l'a promis !”, chantent les marins.
Mais il est dans l'air un relent de victoire, de mission accomplie.
Souvenir des Matelots de La Belle Julie et de leur fierté.
La Cuvée du Commandant Barcus. Rappelez-vous !
Eh bien, Vaux-sur-Mer : nous en étions.
Ce n'est pas Patrick qui me contredira.
Déjà en nos têtes trottent des idées d' après...
Mais n'avons-nous pas les jalons déjà bien enfoncés ?
Pour les années à venir, les îles : île de Chalonnes, île d' Yeu...
Et l'Anjou via La Sarthe.
       
Un si grand merci, Colette et Jacques.
Ce n'est qu'un “au revoir”.            
Au nom de tous
Pierre.

Pierre (avec la feuille de route de Jacques)


Commentaire de Jacques :
"Le talent de Pierre ajouté au savoir-faire de Marc nous permettent de continuer à "savourer" ces bons moments vécus ensemble et qui nous encouragent à renouveler ces belles rencontres .
Colette se joint à moi pour vous remercier à nouveau .
Avec toute notre amitié ."

1 commentaires:

  1. A nouveau merci, Marc, pour cette mise en page.
    Merci pour l'éclairage des photos.

    Puisse le bon air que nous avons puisé au large vous ragaillardir et chasser les miasmes de tous vos cartons! Amitiés à vous deux. Pierre

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